La Ballet Preljocaj

FRANCE – Aix-en-provence

Chorégraphe : Angelin Preljocaj
Danseurs : Baptiste Coissieu, Yurie Tsugawa
Titre des spectacles : Les Nuits et Roméo et Juliette
Durées : 16 min

Biographie :

Né en France en 1957, de parents albanais, Angelin Preljocaj débute des études de danse classique avant de se tourner vers la danse contemporaine auprès de Karin Waehner. En 1980, il part pour New York afin de travailler avec Zena Rommett et Merce Cunningham, puis continue ses études en France auprès de la chorégraphe américaine Viola Farber et du français Quentin Rouillier. Il rejoint ensuite Dominique Bagouet jusqu’à la création de sa propre compagnie en décembre 1984. Il a chorégraphié depuis 48 pièces, du solo aux grandes formes. Ses créations sont reprises au répertoire de nombreuses compagnies, dont il reçoit également des commandes, c’est le cas notamment de La Scala de Milan, du New York City Ballet et du Ballet de l’Opéra national de Paris.

Il a réalisé des courts-métrages (Le postier, Idées noires en 1991) et plusieurs films, notamment Un trait d’union et Annonciation (1992 et 2003) pour lesquels il a reçu, entre autres, le « Grand Prix du Film d’Art » en 2003, le « Premier prix Vidéo-danse » en 1992 et celui du Festival de Vidéo de Prague en 1993. En 2009, il réalise le film Blanche Neige et en 2011 il signe, pour Air France, le film publicitaire L’Envol, qui reprend la chorégraphie du Parc.

Au cours de sa carrière, il a reçu plusieurs reconnaissances parmi lesquelles le « Grand Prix National de la danse » décerné par le Ministère de la culture en 1992, le « Benois de la danse » pour Le Parc en 1995, le « Bessie Award » pour Annonciation en 1997, « Les Victoires de la musique » pour Roméo et Juliette en 1997, le « Globe de Cristal » pour Blanche Neige en 2009. Il est Officier des Arts et des Lettres, Chevalier de la Légion d’honneur et a été nommé Officier de l’ordre du Mérite en mai 2006. Il a reçu le « Prix Samuel H. Scripps » de lʼAmerican Dance Festival pour lʼensemble de son œuvre en 2014.

Les spectacles :

Roméo et Juliette
Dans une improbable Vérone, non pas futuriste mais fictive, passablement délabrée, abritant une classe favorisée et dirigeante (la famille de Juliette) et une population misérable et exploitée (celle de Roméo), la rencontre des amants est proscrite et hors la loi ; la milice omniprésente et musclée, chargée par la famille de Juliette de contrôler l’ordre social, n’est pas seulement l’image shakespearienne de la fatalité, c’est aussi l’emprise effective du pouvoir sur une des libertés essentielles de l’individu : celle d’aimer.

Roméo et Juliette, même s’ils se soumettent parfois, refusent chacun la façon de vivre qui est imposée dans leurs classes sociales, classes fermées à toute communication comme le dicte la milice des consciences, d’où le scandale de cet amour. Tous deux voudraient être ailleurs, chacun aspire à ce qu’a l’autre. Le choc passionnel va leur permettre de sauter le pas, d’oser échapper au sort qu’on leur avait tracé.

Les Nuits

« je souhaite aborder une recherche autour des Mille et Une Nuits.

Au-delà du mystère de cet ouvrage écrit assurément à plusieurs mains et qui déploie des récits extrêmement variés, sortant les uns des autres comme des poupées gigognes, ce texte a fait rêver des générations de lecteurs, intrigués de tout temps par sa dimension fantastique et érotique.

Il y a dans ces contes des aspects très sensuels, que j’aimerais redéployer dans la danse. En 1988, j’avais créé la pièce Liqueurs de chair, dont la thématique était spécifiquement concentrée sur la notion de l’érotisme, mais imprégnée par l’esthétique des surréalistes. J’aimerais de nouveau me pencher sur cette question dans un contexte plus flamboyant tout en gardant le mystère et la fascination que produit encore l’Orient dans l’inconscient collectif.

Par ailleurs, ce qui est passionnant dans les Mille et Une Nuits, c’est le dispositif mis en place à travers la figure de Shéhérazade qui par le verbe, la culture et l’intelligence, se dresse comme un rempart à la barbarie et nous questionne sur la place de la femme dans nos sociétés.

On le voit, les pistes ouvertes par ce monument de la littérature sont pléthore et chaque thématique me pousse à développer la danse en tant que concept, à emmener plus loin l’écriture même du mouvement.

Avec Les Nuits, il s’agira vraisemblablement d’aller au plus près du mystère d’un Orient rêvé où les corps se feraient signes, comme une calligraphie des affects et des humeurs. »

Angelin Preljocaj

 

Pour plus d’informations sur le Ballet, visitez leur site.

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